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Le blog qui propose une analyse approfondie sur la politique congolaise, africaine et mondiale. Ce blog s'adresse à tous ceux qui souhaitent avoir une idée précise sur ce qu'il se passe dans notre planète.

ETRE OU NE PAS ETRE. Le dilemme congolais

Publié le 19 Novembre 2016 par Didier MOUEGNI IVOLO in Article

La question fondamentale lorsqu’un peuple souhaite le progrès économique, politique et social est une question philosophique plurielle : Qui suis-je et qu’est-ce que je veux ? Quel destin je choisis ? Comment je me perçois et comment je perçois l’autre, c’est quoi l’altérité… ? Quel est mon destin, mon devenir ? Suis-je responsable de mes actes et dois-je en répondre ? Quel est le sens de la vie, de la politique ?

 

Pourquoi je suis obligé de laisser ma souveraineté entre les mains d’un suzerain qui souvent en abuse et sous quelles conditions non remplies par ce dernier me verrai-je dans l’obligation de lui retirer ma confiance, de reprendre ma souveraineté et redevenir libre ? Ah tiens, qu’est-ce que la liberté ? Peut-on parler de liberté lorsque partout la société est cadrée et normée par les lois… ?

 

C’est quoi la société, le citoyen, le peuple et surtout l’Etat et le pouvoir ? Quels liens entre le pouvoir et le peuple ? Tiens, quel peuple ?

Qu’est-ce que la conscience, la conscience sociale ? Comment se construit-elle ?

 

Quelle est la place de la famille, de l’école… ?

 

De quels hommes politiques, de quelles femmes politiques avons-nous besoin pour faire avancer le pays ?

Qu’est-ce que la société civile, la communauté internationale ? c’est quoi le monde et quelle est ma place dans ce macrocosme univers ?

Suis-je obligé de respecter la morale ? Et Dieu dans tout ça, dois-je le craindre ?

 

Le pouvoir est-il un instrument pour manipuler, détruire et écraser le peuple ou pour le protéger, l’éduquer, le soigner… ? Que nous enseignent les traditions anciennes, depuis l’Egypte Antique jusqu’aux Empires et Royaumes noirs africains ?

 

Qu’est-ce que l’économie, la monnaie, la finance ? Dois-je payer mes impôts ? Pourquoi ?

Mais, qui fixe les prix de produits sur les marchés. Ah tiens, qu’est-ce que le marché ?

Quels liens entretiennent l’économie politique nationale et l’économie politique internationale… ?

 

Qu’est-ce que la médecine ? le médecin doit-il d’abord soigner ou demander de l’argent ? Et le serment d’Hippocrate dans tout ça ? 

Le rôle et la fonction sociale de la médecine ne seraient-ils pas de prévenir les maladies, les épidémies, les pandémies, soigner les malades et prolonger l’espérance de vie ?

Peut-on créer la richesse nationale nécessaire au progrès alors que l’espérance de vie est de 55 ans à 60 ans ?

 

En 1960 lors des indépendances, cette espérance était de 50 ans. Donc en 56 ans d’indépendance, nos médecins ont été incapables de nous faire gagner plus de 10 ans de vie. Ils sont donc inutiles.   

 

On peut ainsi multiplier les questions. Sans répondre à toutes ces questions, sans reposer l’homme et la femme au cœur du problème, toute tentative est vouée à l’échec, toute tentative ressemblerait à une lumière de lampe torche. Lorsque les piles seront vidées, la lumière s’éteindra.

 

Il faut penser l’homme et la femme dans la société. C’est quoi un enfant, un adolescent, un adulte…

Répondre à ses questions en allant puiser dans nos traditions, c’est ouvrir la porte du salut qui est aussi celle du bonheur.

 

Nous avons tourné le dos à notre histoire. Nous ne savons même pas, même plus qui sommes-nous, d’où venons-nous, quel a été le destin tracé par nos ancêtres et aïeux, même si l’homme Blanc a stoppé net cette évolution par la pratique de la Traite Négrière et la colonisation.

 

A la table de négociation de notre destin avec nous-mêmes, nous devons convoquer notre histoire lointaine et récente. Ce n’est lorsque nous aurons définis notre place dans le monde que nous saurons interagir avec les autres. C’est la condition sine qua non pour prendre notre place dans la navette spatiale univers et participer à l’écriture de l’histoire universelle. 

 

Le drame de l’Afrique Noire et surtout du Congo-Brazzaville est que le président de la république essaie de faire croire que le petit village où il est né était jadis la capitale d’un grand royaume ou d’un grand empire. Que sa tribu et/ou son ethnie descend de la lignée des Dieux et donc il tient son pouvoir par ses ancêtres. Que son père fût un « bla-bla-bla », que sa mère fût une « bla-bla-bla ».

 

Et comme ça, on néglige, on met à la poubelle les éléments héritages matériels, spirituels, politiques, économiques, sociales, culturelles, philosophiques… des grandes civilisations Kongo, Téké et Loango pour s’intéresser aux petites dans de son village. Alors même que tous les pays du monde se construisent sur la culture ou les cultures nationales les plus avancées sur les plans que je viens de citer.

 

Staline lui-même était Ukrainien qui s’est appuyé sur les Russes, la culture russe. Mao Ze Dong s’est appui sur les Hans (qui a donné le hanyu ou le mandarin que je parle très bien pour avoir étudié la politique internationale dans la grande université Fudan à Shanghai). Mao lui-même parlait mal le hanyu (la langue officielle de la Chine). Il savait qu’il ne pouvait s’appuyer sur la petite réalité de son village natal pour bâtir la grande Chine.   

Napoléon s’est appuyé sur l’héritage des Gaulois et des Francs. D’où l’histoire de la France aujourd’hui. Napoléon n’aurait pas réussi son œuvre, son destin s’il s’était appuyé sur la culture Corse (son origine).

 

Nous avons besoin de former les futurs bâtisseurs de nos pays. Mas il faut savoir que ces hommes et ces femmes ne sortent d’aucune école, d’aucune université.

 

Les Mandela, les Kwame Nkrumah, Nasser, Obama, Martin Luther King, Senghor, Césaire, Lissouba, Mohamed Ali, Sékou Touré, Nyerere, C.J. Walker, Rosa Parks, Ellen Johnson, Tchimpa Vita, Mae Jamison, Condoleeza Rice (dit Condi) Josephine Baker…

 

En tout cas ces hommes et ces femmes sont d’abord nés dans la conscience, dans leur propre conscience. Ce sont des gens qui ne sont pas dans la jouissance permanente.

Ces hommes et ces femmes portent en eux l’espoir que l’Etre humain peut être meilleur pour lui-même et pour les autres. L’égoïsme à leurs yeux est le plus terrible des péchés, c’est un crime.    

 

Notre source d’inspiration est encore intacte et notre terre vierge. Il y a de la place pour tous, les richesses suffisent à tous. Mais l’égoïsme nous tue.

 

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