Par Didier MOUEGNI IVOLO
Master de politique internationale
Université Fudan, Shanghai, Chine
Aujourd’hui, tout le monde est dubitatif. Après les interventions françaises et des troupes africaines, après la démission du président autoproclamé Michel Djotodia, malgré tout ça, la Centrafrique n’a pas retrouvé le calme que tout le monde attendait et espérait.
Au contraire, les tueries continuent et aujourd’hui, ce sont les enfants qui sont massacrés au point de pousser l’ONU à lancer la sonnette d’alerte pour pousser la communauté internationale à trouver des solutions et protéger ces enfants.
Ce que la communauté internationale doit comprendre c’est que la Centrafrique a été un simulacre d’Etat. S’il y a un territoire, une population, un gouvernement et une reconnaissance internationale, ce pays n’a jamais été gouverné comme un Etat. Tous les présidents et tous les gouvernements qui ont dirigé ce pays n’ont jamais eu à l’esprit l’intérêt du pays.
Avec ce qu’il se passe aujourd’hui, il reste deux solutions :
- La première : les Centrafricains se ressaisissent, comprennent qu’ils ont pris un mauvais chemin, acceptent de se parler, de négocier et construire un espace de dialogue, de négociation pour continuer à vivre ensemble et développer leur pays.
- La deuxième : continuer dans cette bêtise, continuer de s’entretuer jusqu’à atteindre le point de non-retour, se retrouver aux portes de l’enfer et avoir pour seule issue la mise sous tutelle du pays sans quoi, la pays sera en danger de disparition.
Cela fait plus d’une décennie que j’écris sur les dangers qui guettent les Etats africains du fait de leur mauvaise gestion. Ce comportement ne peut amener qu’au chaos, à la débandade. J’ai peur, très peur du chemin emprunté par les Etats africains.
La Centrafrique est complétement perdu et il faut un miracle pour qu’elle s’en sorte et cela est de la responsabilité des Etats africains d’aider un Etat frère.
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